Bibliothèque Sainte Geneviève

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La Bibliothèque Sainte-Geneviève est aujourd’hui une bibliothèque publique et interuniversitaire. Elle est l’héritière des collections de l’abbaye Sainte-Geneviève.

Autour de la basilique où est enterrée sainte Geneviève puis les rois mérovingiens à la suite de Clovis et de Clotilde, s’est installée dès le VIe siècle une communauté monastique qui est profondément réformée au XIIe siècle. A cette époque, Suger, abbé de Saint-Denis, impose notamment aux chanoines réguliers de saint Augustin d’entretenir une bibliothèque et une école de copistes. Malheureusement très peu des volumes de cette période sont encore conservés sur place, quatre ou cinq sur les 226 volumes cités au XIIIe siècle. En 1624, le cardinal de La Rochefoucauld, chargé de la réforme de la communauté, reconstitue ex nihilo une bibliothèque qui, confiée jusqu’à la Révolution à des bibliothécaires érudits et bibliographes, s’accroît de façon considérables aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’abbaye Sainte-Geneviève étant chef de la nouvelle Congrégation de France qui réunit les nombreuses abbayes augustiniennes du royaume, elle profite de ce réseau pour acheter, parfois à petit prix, les documents « gothiques » des prieurés provinciaux : manuscrits, souvent enluminés, documents anciens, incunables… C’est ainsi qu’à la Révolution, la bibliothèque est à nouveau riche de 2 000 manuscrits dont près de 600 sont médiévaux. Les ouvrages imprimés sont alors 58 000 volumes ; ils ont été singulièrement accrus en 1710 par le legs des 16 000 volumes de l’archevêque de Reims, Charles-Maurice Le Tellier.

A la suppression de l’abbaye en 1789, la bibliothèque survit grâce aux relations de son bibliothécaire, Pingré, et à la tradition d’ouverture au public érudit. Elle est confiée à la nation. De 1795 à 1807, la nouvelle « Bibliothèque du Panthéon » profite des dépôts littéraires de confiscations des biens du clergé et des émigrés. C’est également une époque où il est facile de trouver sur le marché du livre des éditions anciennes et des manuscrits issus de la redistribution des milliers d’ouvrages confisqués. Les textes les plus anciens, liturgiques et religieux, sont les moins recherchés et les moins coûteux ; ils offrent au bibliothécaire une belle occasion d’enrichir les collections.

Le poème Aurora de Petrus de Riga existe en trois exemplaires à la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Le manuscrit 2598 n’a pas fait partie de la collection de l’abbaye. On peut simplement faire l’hypothèse qu’il a été acquis entre 1795 et le début du XIXe siècle. Il porte en fin de volume un ex-libris du XIIIe ou XIVe siècle : « Liber S[an]c[e] Marie Clarevall. ». Le volume est dans une reliure ancienne qui présente des caractéristiques significatives : couvert de parchemin sur des ais de bois, il porte trois mentions de titres dont deux sur des étiquettes anciennes (XVe siècle sur le plat inférieur, XVIIIe siècle sur le dos). Etant depuis longtemps incomplet des derniers feuillets et le texte Aurora étant très commun au Moyen âge, il est possible que Clairvaux se soit dessaisi assez tôt du volume.

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« Façade de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, sud-est » par Priscille Leroy — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 4.0.

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« Salle de lecture de la Bibliothèque Sainte-Geneviève » par Marie-Lan Nguyen — Travail personnel. Sous licence CC BY 2.0 fr.

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