Université de Mons

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[full_width]L’Université de Mons (UMONS) implantée dans la province de Hainaut existe depuis 1966. Elle comprend plusieurs facultés et instituts de recherche qui relèvent des sciences exactes et techniques, humaines et sociales, du langage, juridiques, psychologiques et de l’éducation, et économiques. Elle offre à ses chercheurs et étudiants mais aussi au public extérieur les ressources de neuf bibliothèques – huit bibliothèques facultaires et la Bibliothèque centrale. [/full_width]
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La Bibliothèque centrale est née bien avant l’Université[1]. Sa création remonte au régime français lorsque les Pays-Bas et la Principauté de Liège sont annexés à la République française en 1795. La loi du 3 Brumaire an IV (25 octobre 1795) organise alors l’instruction publique avec pour corollaire la création d’une école centrale par département. C’est en 1797 que sont créées à Mons, chef-lieu du département de Jemappes, l’École centrale et sa bibliothèque. Le premier bibliothécaire Philibert Delmotte (1745-1824) est chargé de gérer les 30.000 volumes provenant des bibliothèques d’institutions religieuses et d’Ancien régime – principalement les États de Hainaut – confisquées comme biens nationaux. L’apport des bibliothèques des couvents et abbayes de la région montoise consiste en manuscrits médiévaux, incunables et ouvrages imprimés du XVIe au XVIIIe siècle. En 1802, la bibliothèque est ouverte au public mais la même année les écoles centrales sont supprimées. Heureusement, la bibliothèque de l’École centrale du département de Jemappes est reprise en 1804 par la municipalité de Mons. Elle emménage dans l’ancien collège des Jésuites, situé rue des Gades (depuis 1947 rue Marguerite Bervoets) où elle se situe encore à l’heure actuelle. Au cours des XIXe et XXe siècles, la ville de Mons continue à enrichir ses collections patrimoniales par des achats, des dons ou des legs reçus de personnalités hainuyères. Bibliothèque communale jusqu’en 1966, elle est ensuite cédée au Centre universitaire de Mons (future Université de Mons) qui vient d’être créé. Elle en devient sa bibliothèque centrale.

[1] Pour une histoire récente de la bibliothèque, on consultera les contributions de M.-Th. ISAAC et Cl. SORGELOOS, « Les origines de la bibliothèque : 1797-1802 » et R. PLISNIER, «  bibliothèque communale : de l’Ecole centrale à l’Université (1802-1966) », dans La Bibliothèque de l’Université de Mons-Hainaut 1797-1997, Mons, 1997, p. 17-25 et 26-35.

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Logo de l’université de Mons. (© UMONS, Bibliothèque)

 

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Cour intérieure de la Bibliothèque. (© UMONS, Bibliothèque)

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Initiale du manuscrit Roman de Perceval le Gallois de Chrétien de Troyes,     XIIIe siècle. (© UMONS, Bibliothèque)

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Claude Ptolémée, Geographia, Venise, Jacobus Pentius de Leucho, 1511. (© UMONS, Bibliothèque)

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Aujourd’hui, l’Université de Mons a à cœur de faire connaître ce patrimoine au public. Ses fonds anciens et précieux constituent un ensemble unique, varié et d’une grande richesse[1]. Le fonds de manuscrits, environs 4.000 pièces, comprend 258 manuscrits médiévaux, essentiellement produits par les abbayes de la région – excepté le Roman de Perceval le Gallois, manuscrit profane français de la deuxième moitié du XIIIe siècle[2]. Parmi ceux-ci figure la Bible du XIIIe siècle sur parchemin provenant de l’abbaye de Clairvaux. Les imprimés anciens constituent une collection diversifiée d’ouvrages touchant à tous les domaines du savoir. Composée de plusieurs centaines de milliers d’ouvrages du XVe au XIXe siècle, elle compte deux xylotypes (Exercitium super Pater noster et Biblia pauperum), quelques 300 incunables[3] dont un exemplaire incomplet de la Bible à 42 lignes imprimée par Gutenberg (legs du chanoine Puissant à la ville de Mons), un fonds de bibles imprimées du XVe au XXe siècle[4], la Géographie de Ptolémée, exemplaire imprimé en 1511 à Venise sur parchemin, des atlas édités par Ortelius, Mercator, Blaeu,… Une collection de cartes et plans concernant Mons et le Hainaut et des collections iconographiques (dessins, gravures, lithographies et cartes postales) complètent ce fonds de livres manuscrits et imprimés.

Depuis l’achat d’un scanner professionnel en 2006, la Bibliothèque s’est lancée dans une politique de numérisation de ses plus belles pièces comme le manuscrit de Perceval ou la Géographie de Ptolémée. Elle numérise également les œuvres d’auteurs régionaux du XIXe siècle souvent imprimées sur un papier de mauvaise qualité.

Christine GOBEAUX
Université de Mons
Christine.gobeaux@umons.ac.be

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[1] Pour une histoire récente de la bibliothèque, on consultera les contributions de M.-Th. ISAAC et Cl. SORGELOOS, « Les origines de la bibliothèque : 1797-1802 » et R. PLISNIER, «  bibliothèque communale : de l’Ecole centrale à l’Université (1802-1966) », dans La Bibliothèque de l’Université de Mons-Hainaut 1797-1997, Mons, 1997, p. 17-25 et 26-35.

[2] R. PLISNIER, « Les fonds anciens et précieux de la bibliothèque de l’UMONS », dans Archives et bibliothèques de Belgique, t. XXXIV, 1-4, 2013, p. 175-189.

[3] Les manuscrits entrés à la Bibliothèque avant 1931 sont décrits dans P. et G. FAIDER, Catalogue des manuscrits de la bibliothèque publique de la ville de Mons, Gand, Paris, 1931. Les manuscrits médiévaux conservés à la Bibliothèque de l’UMONS sont répertoriés dans le Guide en ligne des manuscrits médiévaux Wallonie-Bruxelles ou CICweb.be consultable en ligne.

[4] Ch. PIERARD, Xylotypes, incunables, post-incunables conservés à la bibliothèque de Mons, Mons, 1989.

[5] A. RENIER, La bible imprimée dans les collections de l’Université de Mons-Hainaut. XVe-XXe siècle, Mons, 1995.[/full_width]